Implants dentaires

 

La perte d’une ou plusieurs dents pose des problèmes d’ordre esthétique (voir photos) et fonctionnel (mastication).


Le médecin-dentiste peut remédier à cet état de fait au moyen de prothèses fixes: pont (bridge) fixé sur les dents de part et d’autre de l’espace édenté ou de prothèses amovibles (appareils).


Depuis quelques d’années, l’implantologie moderne permet de remplacer de manière fixe les dents perdues sans fraiser les dents adjacentes comme pour la réalisation d’un pont. Les implants permettent également de stabiliser une prothèse dont la tenue laisse à désirer.



Dans quels cas?


Une dent perdue accidentellement par exemple (voir photos), est avantageusement remplacée par un implant. Il en va de même pour les agénésies dentaires (absence de développement d’une ou de plusieurs dents).







Si plusieurs dents sont perdues, elles peuvent aussi être remplacées par des implants. Soit on pose un implant pour chaque dent à remplacer, soit deux implants sont placés aux extrémités de l’espace édenté et serviront de pilier au futur pont.













Pour le porteur de prothèse, quelques implants permettent la stabilisation de l’appareil, procurant ainsi un meilleur confort de mastication et plus de sécurité.
















Les illustrations ci-dessus sont issues du site de la Fondation Implants Suisse qui peut vous fournir des informations supplémentaires.




Bilan pré-opératoire


Le médecin-dentiste évalue les chances de succès de l’intervention en examinant la quantité et la qualité de l’os disponible. L’état de santé général entre aussi en ligne de compte: certaines pathologies rendent la pose d’implants risquée voire impossible.


Des empreintes des arcades dentaires, des clichés radiographiques et dans certains cas un scanner complètent cet examen. Ils permettent la planification de la pose des implants.



L’intervention


L’implant est une vis en titane qui remplace la racine de la dent perdue. Sous anesthésie locale (comme pour une carie) cette vis est mise en place. Quelques points de suture suffisent à refermer la plaie.


La phase de cicatrisation et d’intégration de l’implant dure entre 3 et 6 mois. Particulièrement durant cette phase, une hygiène stricte est recommandée. Si la dent à remplacer est située dans une zone visible, un petit appareil amovible est souvent la meilleure solution en attendant l’intégration de l’implant.


On scelle ensuite sur l’implant la couronne ou les éléments qui serviront à stabiliser la prothèse.


L’intervention et ses suites ne sont généralement pas ou peu douloureuses. Voir les Conseils pré et post-intervention.



Limites et contre-indications


Le manque d’os, la proximité du futur implant avec les sinus ou certaines structures nerveuses ou vasculaires peuvent contre-indiquer la pose. Cependant, malgré une situation de départ défavorable, la greffe osseuse, permet souvent de réaliser l’intervention prévue.


Pour les jeunes patients victimes d’agénésies dentaires (absence de formation d’une ou de plusieurs dents) ou d’accident,  il faut attendre la fin de la croissance. Par contre il n’y a pas de limite d’âge supérieure à l’implantologie.


Certaines maladies constituent des contre-indications à la pose d’implants dentaires (pathologies cardio-vasculaires prédisposant à l’endocardite, immunosuppression (physiologique, congénitale ou aquise), traitement par bisphosphonates (ostéoporose ou maladies de Paget), etc... De plus, la pratique d’une hygiène bucco-dentaire stricte est exigée. Une hygiène insuffisante est la cause la plus fréquente d’échec (perte de l’implant).



Complications et risques

Les implants en titane sont très bien tolérés par l’organisme. Dans des conditions normales, aucune réaction de rejet ou d’allergie n’a été rapportée jusqu’ici. Le taux de réussite de l’implantologie moderne, exécutée dans des conditions optimales, est environ de 95 à 99%.


Pour les fumeurs, tous les gestes de chirurgie buccale présentent des taux de complications supérieurs.  Par rapport aux non-fumeurs, le taux d’échec (non-intégration de l’implant) est 10 fois supérieur: environ 1 implant sur 10 est perdu.


Si un implant devient mobile après sa période de guérison (échec de l’ostéo-intégration), il sera simplement retiré. Une greffe osseuse sera réalisée et une nouvelle tentative pourra être entreprise quelques mois plus tard.

© Frédéric Born - Médecin-dentiste - Lausanne